C’est l’un des grands rendez-vous des amateurs d’art à Strasbourg. Dernier jour ce dimanche de la 27ème édition de ST-ART, la foire européenne d’art contemporain et de design. En chiffres, c’est plus de 700 œuvres, 360 artistes et l’objectif de dépasser les 13.330 visiteurs venus en 2022. L’art contemporain peut renvoyer une image élitiste, que ST-ART tente de gommer en le rendant plus accessible au grand public. Alors peut-on y trouver des œuvre d’art d’abordable ?
Entendons-nous d’abord sur la définition du mot “abordable“. Nous parlons là d’un budget de 100 à 200 euros. Il faut bien chercher, mais on peut trouver. Par exemple au stand de la galerie Graphics Corner, basée à Paris. “On a toute une partie qui est dédiée aux petits prix, avec des gravures et des lithographies, notamment, qu’on vend entre 20 et 80 à 100 euros“, détaille Virgile Bastien, l’un des artistes dont le travail est exposé dans la galerie.
Thomas Vichard
Paiement en plusieurs fois
Difficile de trouver d’autre types d’œuvres ailleurs pour ce prix, on aura souvent affaire à des dessins, des reproductions, des photographies ou des posters. Mais si vraiment on a un coup de cœur pour une belle sculpture en bronze qui explose le budget initial, comme Laurent et Christiane venus de Saverne, qui “pourraient mettre au delà de 1.000 euros“, il existe une solution pour diluer la facture.
“En général, les galeristes, nous sommes assez souples sur les moyens de paiement“, souffle Sandra Blum, à la tête d’une galerie à son nom rue des Charpentiers à Strasbourg. “On peut faire des paiements échelonnés. J’ai connu pas mal d’amateurs d’art qui réservaient des œuvres et les payaient au fur et à mesure“, affirme-t-elle.
L’art en leasing
Et désormais, il est aussi possible de faire du leasing d’œuvre d’art : comme pour les voitures, un tableau ou une sculpture peut se louer sur plusieurs mois, avant de lever ou pas l’option d’achat à la fin du contrat. Une option que privilégient de plus en plus les entreprises.
Thomas Vichard
Enfin, preuve selon Carole Schaller, chargée d’affaires de ST-ART que l’art contemporain est accessible à toutes les bourses, le public qui s’y intéresse est de plus en plus jeune et pas forcément très fortuné : “Ils voient passer sur Instagram ou sur les réseaux sociaux en général de jeunes artistes, se disent que ‘ah c’est intéressant, pourquoi ne pas l’acheter et le mettre chez moi ?‘”
ST-ART se poursuit ce dimanche de 11h à 20h au Parc des Expositions des Strasbourg. L’entrée coute 12 euros sur place et 10 euros sur internet, c’est gratuit pour les moins de 16 ans. Toutes les infos ont à retrouver sur le site de ST-ART.
Thomas Vichard
